Redynamisation des CEE : La nouvelle stratégie du gouvernement

A l’origine, les CEE ont été mis en place dans les pays développés comme la France pour financer la transition énergétique. En contrepartie d’économies d’énergie réalisées par les entreprises et les particuliers, le gouvernement crédite leur compte d’un « volume de certificats correspondant au volume d’énergie économisé ».
Entre 2006 et 2009, l’objectif était de réduire les consommations énergétiques de 54 térawattheures(TWh) cumac ; entre 2011 et 2013, ce dernier était porté à 345TWh. Pour la période 2015-2018, l’objectif fixé est de réduire les consommations d’énergie de 700TWh cumac. Seulement, ces objectifs de réduction sont déjà presque atteints par un grand nombre d’industriels après seulement 8 mois, et on assiste à une chute du prix des certificats, qui au dernier recensement est passé en dessous des 0,00305 euro. Si bien que le surplus est estimé entre 200 et 250TWh cumac. Selon les dires d’une bonne observatrice du dossier : «Total et EDF n’achètent plus de certificats sur le marché. Plus grave, ils sont en train de démanteler leurs réseaux de partenaires». Dans ces conditions, les entreprises spécialisées dans leur valorisation sont en difficulté. Le montant des aides distribuées aux ménages pour les inciter à faire des travaux générant des CEE a été réduit. Les particuliers se voient donc moins incités à rénover leur logement et les entreprises à réaliser moins d’économies d’énergie.
Le gouvernement, pour tenter d’inverser la tendance, a par le biais de son ministère de l’écologie, fixé de nouveaux objectifs d’économie d’énergie pour la période 2015-2018, passant de 700TWh à 950TWh cumac. En plus de redynamiser le dispositif, cette mesure permettra aussi d’accélérer la rénovation des bâtiments. De quoi nous laisser envisager la perspective d’une possible relance du dispositif des CEE.